Quand l’hôpital mise sur le digital : Rencontre avec le…

L’hôpital connecté : mythe ou réalité ? La technologie et les innovations se mettent de plus en plus au service de la santé, et plus particulièrement de l’hôpital. Chambres connectées, lits intelligents, simulation numérique… l’hôpital bouge. Rencontre avec les acteurs de ce changement.

Ricardo Carbajal 1

Rencontre avec le Pr Ricardo Carbajal, Chef du service des urgences pédiatriques de l’Hôpital Armand Trousseau (AP-HP), qui a peaufiné un programme innovant pour calmer les enfants lors de leur passage aux urgences.

 

 

 

Comment avez-vous eu l’idée de recourir aux tablettes tactiles pour soulager la douleur des enfants ?

Nous avons installé les premiers écrans tactiles dans les urgences en 2012 à la suite de notre réflexion sur les moyens utilisés pour soulager la douleur et l’anxiété des enfants, en complément des traitements analgésiques. Le ressenti du patient est en effet majoré par son état émotionnel : plus l’enfant a peur, plus il aura mal. L’usage des tablettes tactiles s’est imposé grâce à son potentiel ludique et captivant pour distraire les enfants (et leurs parents) en les aidant à diriger leur attention ailleurs que sur les gestes anxiogènes et douloureux.

Quel contenu est mis à disposition des enfants ?

Un groupe constitué de personnel médical et paramédical s’est formé pour travailler et proposer des contenus adaptés à l’âge des patients. Plusieurs applications, des jeux particulièrement, sont disponibles sur toutes les tablettes et classées par tranche d’âge. Nous avons également sollicité les parents pour qu’ils nous conseillent les applications préférées de leurs enfants ! Nous proposons aussi un accès internet via wifi : les adolescents peuvent voir des vidéos, un but de Messi par exemple !

À partir de quel âge ce dispositif est-il pertinent ?

Nous avions planifié l’utilisation des tablettes pour les enfants âgés de plus de deux ans. Toutefois, nous avons constaté que les enfants plus jeunes pouvaient également être attirés et distraits par du contenu audio-visuel. Nous proposons donc un contenu adapté aux enfants dès trois mois.

Un modèle qu’on retrouvera peut-être dans tous les hôpitaux français demain ?

C’est ce que l’on vise : il n’y aucune raison que l’on soit soigné différemment selon la ville où l’on habite. Une quinzaine d’hôpitaux est déjà passée dans notre service pour voir le dispositif.  Il faut ensuite le faire financer !

Share Button
This entry was posted in E-santé et m-santé, Interviews, le 9 novembre 2016.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>